Mémorial du Mur, Bernauer Strasse, Berlin, août 2019

Vue du haut du bâtiment du mémorial, de l’ouest à l’est

Comme le reste de la frontière des deux Allemagne, le mur de Berlin était pourvu d’un système très complet de fils de fer barbelés, de fossés, de pièges à tank, de chemins de ronde et de miradors. Au début des années 1980, la frontière  mobilisait pas moins de mille chiens de garde. Le système se perfectionnait d’année en année. En particulier, les maisons du secteur est proches du Mur (la limite entre les deux Berlin passait parfois au pied des façades des immeubles situés en secteur oriental) étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murée….

Dans leur état final, qui ne vit le jour à bien des endroits qu’à la fin des années 1980, les installations frontalières consistaient en :

  • un mur de béton d’arrière-plan haut de deux ou trois mètres ;
  • une alarme à détection de contact au sol ;
  • une barrière de contact en tôle métallique, plus haute qu’un homme, tendue de fil de fer barbelé et de fils de détection par contact ;
  • jusqu’à l’ouverture de la frontière en 1989, il y avait en outre, sur certaines parties, des pistes pour chiens (bergers caucases), libres de courir attachés à un filin), des fossés de défense contre les véhicules, un chemin de ronde (éclairé de nuit) pour l’accès aux postes de garde et la circulation des colonnes militaires ;
  • des miradors (en tout 302 en 1989), équipés de projecteurs de recherche, en vue des postes frontières le jour, et avec un renfort de soldats la nuit ;
  • des pistes de contrôle (KS) ou « pistes de la mort », toujours hersées de frais,…
  • des barrières de tôle supplémentaires (en partie) le mur ou la paroi frontière proprement dite, vers Berlin-Ouest, en parpaings (en partie en béton roulé, censé ne pas donner de prise pour l’escalade), de 3,60 mètres de haut ;
  • par devant, encore quelques mètres du territoire sous l’autorité de la RDA.

Photo Philippe Maupetit / Texte Wikipedia

Dijon, du 7 au 26 novembre 2019. Exposition Mur(s) 1989 : 2019

Rue Buffon

Ecole du Nord, Place de la République

Place de la Sainte Chapelle

Maison Rhénanie-Palatinat

Il y a 30 ans, le Mur de Berlin s’effondrait

La Maison de Rhénanie PalatinatPhilippe Maupetit et la Ville de Dijon vous proposent le regard croisé dans le temps du Photographe autour de quatre thématiques : le Mur, la Destruction, l’Ouverture et enfin la Mémoire.

Philippe Maupetit, photographe du quotidien régional Le Bien Public à l’époque, était en novembre 1989 à Berlin pour saisir l’événement. 30 ans après, il pose un nouveau regard sur les lieux de cette ville devenue la capitale d’Allemagne.

L’exposition s’affichera de la Maison Rhénanie Palatinat au cœur de la ville, en passant par les murs de l’école du Nord, place de la République, de la rue Buffon, et sur des reproductions des éléments du mur de Berlin place de la Sainte Chapelle.

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À découvrir dans le livret de l’exposition : les paroles qui ont marqué les événements, les moments forts de l’histoire du Mur et les ressentis de dijonnais 30 ans après sa chute.

Pour en savoir plus le photographe : visitez le site internet de Philippe Maupetit

En partenariat avec Philippe Maupetit, la ville de Dijon et avec le soutien financier du Goethe-Institut