Printemps des poètes à Dijon

FENÊTRES AVEC VUE …

« Si seulement quelqu’un pouvait écrire un jour l’histoire de la fenêtre »

A l’occasion du centenaire de la mort du poète RAINER MARIA RILKE
(1875 – 1926)
et du Printemps des Poètes 2026
Découvertes poétiques, aperçus de peintures,
photographies d’ELINA BROTHERUS & d’ESTELLE OGURA
mise en perspective par Ursula Hurson et Françoise Le Corre

 

Quand : Vernissage le 11 avril de 18H à 20H, en présence d’ ESTELLE OGURA
Accueil du mercredi au samedi de 14H à 18H, du 11 au 18 avril 2026
Où : Atelier/Galerie Françoise le Corre, 1, rue Jeannin à Dijon

 

L’enfant, à la fenêtre, attend le retour de sa mère

R.M. Rilke Exercices et évidences, notes
et ébauches écrites en français, 1924-26

Dans une lettre à Nanny Wunderly-Volkart, datant de 1920, Rilke écrit « « Si seulement quelqu’un pouvait écrire un jour l’histoire de la fenêtre ! » Les fenêtres, qu’elles soient ouverture vers la lumière, vers un lointain illimité ou cadrage et limitation, nous interrogent depuis leur apparition.

On ignore si Rilke pensait à une histoire de l’art des fenêtres ou à une approche plus anthropologique de cet élément essentiel de l’architecture, en tout cas, le motif de la fenêtre est thématisé dans plusieurs de ses poèmes.

Le point de départ de la mise en perspective, proposé par Ursula Hurson et Françoise Le Corre, a été un poème en trois strophes, écrit en français par le poète, intitulé La Fenêtre, poème complété et retravaillé en vue d’une édition illustrée par Baladine Klossowska, parue en France en 1926.

A la fin de sa vie, après avoir été délivré de ses Elegies de Duino, naît, tel un cadeau imprévu fait à lui-même, une série de poèmes écrits en français dans le sillage d’un intense travail de traduction de textes de Paul Valéry et André Gide.  Vergers,  Les Quatrains Valaisans, Les Roses, Tendres Impôts à la France, Exercices et Evidences ont été bien accueillis par ses amis français mais moins bien acceptés par l’Allemagne en quête de valeurs nationalistes à la fin des années vingt.

D’ailleurs un de ses derniers voyages amène le poète à Paris où il revoit ses amis écrivains français ; une des dernières lettres est adressée à Jules Supervielle …

Ursula et Françoise ont pris au mot le souhait de Rilke d’une histoire de la fenêtre sous forme d’une mise en perspective d’aperçus de cet élément-clé dans l’histoire de l’art européenne. Nous vous proposons lors du vernissage une soirée de lectures d’un choix de poèmes, de commentaires de nos aperçus picturaux ainsi qu’ une rencontre avec la photographe ESTELLE OGURA qui exposera un choix de photographies issues de son cycle « Un jour… Un autre.. » . Vous pourrez également découvrir une sélection de photographies de l’artiste photographe-vidéaste finlandaise ELINA BROTHERUS, en lien avec notre thème.

Bien entendu, notre mise en perspective n’a rien d’une histoire exhaustive de fenêtres, elle propose juste de réexaminer quelques images persistantes de cette longue succession de fenêtres présente dans la poésie et la peinture de l’art occidental.